LA LETTRE DES PRESIDENTS

 

 Un mot du Président de l’ASED Mr Innocents SAVAGOGO

Je suis vraiment désolé de n’avoir pas pu donner une suite diligente à votre e-mail d’octobre. je l’ai effectivement bien reçu, mais il se trouve que juste après et avant que je n’ai eu le temps de vous répondre, j’ai été envoyé en mission au sahel, ( Dori) entre la frontière du Mali et celle du Burkina, pour lutter contre les oiseaux granivores qui ont causé d’importantes pertes sur les cultures. Ma mission a  duré plus  d’un mois.

A Ouahigouya, les organisations de la société civile, le collectifs des parties d’opposition et la jeunesse sont descendus massivement dans les rues les 30 et 31 octobre 2014 pour manifester leur ras le bol face à un régime autocratique et impopulaire. Lors de ces manifestations, de nombreux biens immobiliers et matériels ont été saccagés et mis à feu par les manifestants. Ceux-ci se sont surtout attaqués aux biens des leaders du CDP(le parti majoritaire) et des dignitaires du régime COMPAORE. Le domicile du maire de la ville de Ouahigouya n’a pas été épargné, et on déplore la perte d’un élève du secondaire et d’un étudiant brûlés et calcinés dans le feu.

Certes il y a eu des pertes en vie humaines et de nombreux blessés enregistrés, mais c’était le prix à payer pour venir à bout du régime de Blaise COMPAORE. A l’issue de ces manifestations qui se sont soldées par une victoire populaire, toute la nation reconnaissante  aux victimes tombés lors de ces manifestations qu’elle qualifie de martyrs de la révolution, qui a vu la démission et le départ du président Blaise COMPAORE et de son régime. D’ailleurs aujourd’hui, le gouvernement de transition à décidé de sacrifier la journée du 2 décembre 2014 aux obsèques de 7 martyrs qui ont sacrifié leurs vies pour permettre au Burkina Faso de tourner une nouvelle page de sa vie politique. Un grand hommage leur sera rendu par le gouvernement et le peuple Burkinabé ce jour même à travers une cérémonie inédite qui connaitra la présence effective de toutes les sommités du pays.

En ce qui nous concerne directement, tout le monde se porte à merveille: les encadreurs, les enfants et leurs familles. Tous sont en bonne santé et les activités du centre ont bien repris après les manifestations des 28, 29, 30 et 31 qui  ont quelque peu perturbé le fonctionnement du centre. En effet, lors de ces manifestations nous avions demandé aux animateurs de fermer le centre pour des raisons de sécurité des enfants.

 

Un mot de notre Président de l’AMIASED M. Robert PIERRON

Amis et Adhérents d’AMIASED.

         Je souhaite profiter de ce courrier pour vous donner quelques informations au sujet de la situation au Burkina et en particulier de l’orphelinat ASED à Ouahigouya.

 Nous avons tous été informés, par les médias, des événements qui se sont produit à Ouagadougou capitale du Burkina Faso.

 Les dirigeants ne sont pas parvenus à endiguer la pauvreté et la précarité du pays. Ont-ils vraiment essayé ?

Les Burkinabés ont utilisés la rue pour manifester très violement leur mécontentement. Sont-ils vraiment blâmables ?

 La situation très précaire du Burkina ne s’améliorera pas rapidement car tous les événements importants sont, soit non confirmés, soit déjà annulés (tour du Faso, festival du film FESPACO etc…).

 Les mêmes échauffourées se sont produites à Ouahigouya avec un degré de violence moindre. Les responsables et les animateurs de l’ASED ont tout fait pour tenir les enfants éloignés de ce tumulte.

 Je reste persuadé que la raison l’emportera (Albert Camus disait ; «  il y a dans l’homme plus de choses à admirer que de choses à mépriser »).

La vie à Ouahigouya a repris son cours normal les plaies sont encore à vif mais tous s’efforcent à construire demain.   

 Nos AMIS de L’ASED sont très soucieux de leur avenir et pour toute la communauté de l’orphelinat nous sommes leur espoir. Aucun ne doute de notre fidélité de notre solidarité et de nos engagements. Je vous remercie toutes et tous pour les efforts et la générosité que vous manifestez depuis de nombreuses années. C’est grâce aux parrainages de tous que l’ASED vie, que les enfants reçoivent éducation, soins et l’espoir d’une vie meilleure.

«  Humanisme et solidarité pourraient bien être les principaux enjeux du XXI siècle ».

 

                                         Robert.       

A bientôt de vous lire.